Explorez nos dossiers spéciaux



Écosystèmes entrepreneuriaux

Depuis l’émergence de la Silicon Valley, différentes villes et divers pays ont tenté d’appliquer la même formule pour donner naissance à des entreprises innovatrices à forte croissance. Apple, Google et Facebook sont quelques exemples de sociétés ayant alimenté l’essor économique de la région et dominé la poussée de l’économie de l’innovation à l’échelle mondiale.

Quels sont les ingrédients nécessaires pour créer un environnement qui permet l’épanouissement de l’entrepreneuriat et de l’innovation ?

Le soutien à l’entrepreneuriat est une tâche complexe devant être menée en collaboration. Les investisseurs, les organismes gouvernementaux, les établissements d’enseignement, les associations de l’industrie, les grandes sociétés et les entrepreneurs sont donc liés dans une relation dynamique et interdépendante. Ce réseau de relations est souvent appelé « écosystème ».

Trois facteurs sont essentiels pour favoriser un écosystème entrepreneurial :

  • Les entrepreneurs sont les chefs de file de l’écosystème;

  • L’écosystème est ouvert aux nouveaux membres et idées;

  • Présence d’endroits abordables où les entrepreneurs peuvent vivre, travailler et se rassembler.

Plus la connectivité Internet s’étend en Afrique, en Amérique latine et en Asie, plus de nouveaux centres régionaux d’innovation et d’entrepreneuriat émergent. Ces centres régionaux sont cruciaux, car ils offrent aux marchés locaux des occasions de développement économique.

Dans le présent rapport, nous analyserons trois écosystèmes entrepreneuriaux très dissemblables. Nous comparerons Johannesburg et au Cap (Afrique du Sud),  Bogotá (Colombie) et la petite ville très innovatrice Malmö (Suède).

Lire l’article »

Comment YouTube a réécrit l’histoire de la télévision

Internet est la nouvelle télévision

Les écrits sur les perspectives d’avenir de la télévision abondent. Dans nombre de ces analyses plane la menace YouTube : « YouTube est la nouvelle télévision, parce que YouTube ne ressemble en rien à la télévision », disait son PDG aux annonceurs en 2013.

Le service mis en ligne en 2005 possède certainement les atouts requis pour prendre la place de la télévision traditionnelle : un énorme bassin d’utilisateurs, un public largement composé de cohortes convoitées, les générations Z et du millénaire, qui délaissent les médias traditionnels, et une importante longueur d’avance sur les réseaux et câblodistributeurs traditionnels en matière de technologie vidéo sur IP et d’implantation dans les nuages.

En outre, la domination de YouTube s’étend à la planète : 80 % des visionnements et près de 50 % de ses revenus publicitaires proviendraient de l’extérieur des États-Unis selon des estimations faites en 2015.

La télévision du 21e siècle peut être vue sur une multitude d’écrans très différents du tube cathodique des débuts, agencée à la convenance de ses spectateurs et diffusée dans les situations les plus diverses. Mais le mot « télévision » renvoie toujours aux mêmes notions de base : production d’images en mouvement, diffusion de ce contenu et réception par le public.

YouTube a commencé son existence en confrontation avec la télévision traditionnelle, furieuse de voir ses droits d’auteur exploités sans permission. Dix années de plaintes, de démêlés juridiques plus tard, et de retrait systématique par YouTube du matériel protégé par droit d’auteur, les deux médias entretiennent maintenant une relation encore relativement instable, mais fondée sur les avantages mutuels à en retirer.

Est-ce que YouTube est la nouvelle télévision ? Pas nécessairement, mais la télévision va sans doute évoluer en suivant l’impulsion imprimée par YouTube. Elle demeurera un concept qui englobe toujours les trois notions de base : contenus audiovisuels, diffusion et réception, mais où la nature même du contenu, la façon dont il est créé, produit et financé, et, surtout, les usages qui en régissent les rencontres avec le public sont en radicale transformation.

C’est sous cet angle que ce dossier examine trois aspects du phénomène YouTube : les contenus, le mode de financement et les nouveaux créateurs.

Lire l’article »

Droits et Distribution

Vers une culture globale?

Dans notre étude Le consommateur de médias exclusivement numériques, nous amorcions une réflexion autour des conséquences de l’internet sur l’industrie des contenus, dans un monde virtuel aux frontières nationales mal délimitées et un marché mondial dominé par d’importants intérêts américains.

Nous posions alors la question : la circulation des produits culturels sur les réseaux numériques amènera-t-elle un éventuel déclin des particularités culturelles au profit d’une uniformisation des préférences à l’échelle du globe?

D’après les résultats d’un sondage mené en 2014 auprès de jeunes âgés de 18 à 34 ans et résidant dans dix pays, cette génération serait en train de disséminer, à travers ses interconnexions sur l’internet, une nouvelle forme de culture mondiale. 70 pour cent des répondants au sondage estimaient que le monde est devenu plus petit grâce à la technologie et une bonne part d’entre eux avaient choisi l’expression « interconnectée à l’échelle mondiale » pour décrire leur génération.

Ce sentiment d’interconnexion, ils le ressentent particulièrement à travers le divertissement, les enjeux mondiaux et les événements sportifs.

Derrière leur capacité à vivre pleinement ce sentiment d’interconnexion se cache un écosystème numérique composé d’un ensemble complexe d’éléments technologiques, commerciaux, sociétaux et culturels. Dans cette section, nous examinons trois grands enjeux : l’accessibilité, l’acquisition des contenus et le téléchargement illégal.

Lire l’article »

Infolettre