Balado Now & Next: six conclusions à tirer de la saison 2

Un pionnier de l’IA, une championne des sports électroniques, la cinéaste autochtone la plus acclamée du Canada, la référence en baladodiffusion, une défenseuse de la durabilité environnementale ainsi qu’un VP d’un des plus grands conglomérats médiatiques sur la planète. Quelle saison excitante de Now & Next nous avons vécue!

La saison des rétrospectives l’exigeant, l’animatrice Leora Kornfeld partage six importantes conclusions pouvant être tirées de la deuxième saison de Now & Next.

Dites-nous ce que vous avez pensé de la saison 2 de Now & Next!

À écouter sur:

Épisode 1: «How AI Could Reshape Filmmaking»

Conclusion: L’approche «Moneyball» ouvre une toute nouvelle approche à la production cinématographique

 Dans notre premier épisode, nous avons rencontré l’entrepreneur canadien Jack Zhang, fondateur de Greenlight Essentials. Jack, qui est encore dans la vingtaine, a conçu un logiciel d’intelligence artificielle qui ouvre la voie à de nouvelles façons de travailler en cinéma et en télévision, depuis les premiers stades du processus créatif jusqu’au casting et à la distribution. Il s’inspire de «Moneyball», l’histoire vraie du gérant d’une équipe de baseball laissée pour compte qui a eu recours aux statistiques pour affronter des équipes ayant plus d’argent, d’influence et de ressources.

Zhang mise sur le fait qu’il y a des atouts ignorés dans les industries du cinéma et de la télévision, tout comme dans les sports professionnels. Il s’explique: «L’industrie cinématographique carbure aux talents, aux grands noms […] Lorsque nous créons des films, oui, nous regardons le talent, mais surtout, nous regardons l’histoire du film, car le talent coûte cher alors que l’histoire ne coûte rien. Vous pouvez modifier votre scénario tant que vous le voulez, mais l’histoire démontre qu’il est impossible de connaître à l’avance des types de récits qui plairont aux auditoires. Cependant, en exploitant des données et en utilisant les outils de traitement du langage naturel à notre disposition, nous pouvons déterminer la combinaison d’histoires qui a vraiment plu aux auditoires en fonction de leurs actions passées […] et maximiser cette demande des différents auditoires.»

 

Épisode 2: «Esports: From the Fringe to a Billion-Dollar Industry»

Conclusion: Le jeu vidéo peut avoir de réels effets bénéfiques

Pour ses légions d’admirateurs, elle est «missharvey», une joueuse professionnelle ayant remporté le championnat mondial Counter-Strike à cinq reprises et une incontournable de l’industrie à un milliard des sports électroniques. Cependant, Stéphanie Harvey est aussi consciente de la stigmatisation dont fait l’objet la carrière qu’elle a choisie. Un de ses objectifs est de mettre fin à cette stigmatisation. Elle explique l’enjeu comme suit: «Il y a une lutte pour l’acceptation, pour défaire les préjugés entourant le jeu vidéo qui, pour des raisons obscures, est devenu le nouveau mal à abattre […] Des études ont démenti tout cela. En réalité, vous en apprenez tellement, le multitâche, la résolution de problèmes […] Et beaucoup de compétences générales comme le travail d’équipe, les aptitudes à communiquer et le leadership.»

 

Épisode 3: «Tech Matters, but Voice Prevails: Acclaimed Filmmaker Alanis Obomsawin»

Conclusion: Le format documentaire n’est pas menacé par l’iPhone ou Twitter

Ayant réalisé plus de 50 films en autant d’années, Alanis Obomsawin est l’une des cinéastes autochtones les plus acclamées. Elle est l’une des premières à avoir plongé ses caméras au cœur d’histoires en plein développement, comme elle l’a fait dans son documentaire historique sur la crise d’Oka de 1990.

Même si n’importe qui aujourd’hui peut tweeter, photographier et filmer n’importe quoi à l’aide d’un téléphone intelligent, Obomsawin ne croit pas pour autant que le documentaire comme forme d’art soit menacé. Elle s’explique comme suit: «Vous pouvez disposer de tout l’équipement sur la planète, mais encore faut-il que vous soyez capable de raconter l’histoire, et de le faire là où les gens s’assoiront pour écouter et apprendre quelque chose à propos de l’histoire et de ce qui se passe dans la vie du quotidien. Les gens couvriront beaucoup de matière par eux-mêmes, mais ce ne sera pas un documentaire pour autant.»

 

Épisode 4: «Hot Pod’s Nicholas Quah on the Flourishing Podcast Industry»

Conclusion: La baladodiffusion vous offre un moyen de «repousser les limites de la culture»

On dénombre aujourd’hui plus de 750 000 balados et 30 millions d’épisodes accessibles. En 2019, 11 millions de Canadiens ont fait l’essai de cette forme de divertissement audio offerte sur demande et habituellement gratuite.

Nicholas Quah est un des principaux observateurs de l’industrie de la baladodiffusion. Il a fondé Hot Pod, l’infolettre de référence sur l’industrie de la baladodiffusion. Dans la foulée de la croissance considérable de cette industrie, et à mesure que les médias traditionnels y investissent des millions, on peut se demander s’il est possible d’y faire ses débuts à faible budget – ou même sans budget – et de néanmoins percer. «C’est la question à un million de dollars lorsqu’il est question de cette période de transition. Il n’y a aucune raison empêchant un balado bien réalisé et capable de résonner culturellement au bon moment de ne pas trouver un public. Parce que la prolifération des plateformes de diffusion en continu ouvre plus de possibilités aux personnes qui sont un peu en marge de réaliser quelque chose qui repousse vraiment les limites de la culture. Je pense que c’est encore possible avec tous ces médias, incluant la balado.»

 

Épisode 5: «Audiovisual Production Goes Greener»

Conclusion: L’écologisation de la production audiovisuelle est bonne pour la planète et pour le portefeuille

Les enjeux environnementaux ont continué de faire la manchette cette année et les changements climatiques sont devenus un problème de plus en plus pressant dans l’esprit de nombreuses personnes. Qu’est-ce que cela a bien à faire avec l’industrie du divertissement? Bien, la production audiovisuelle génère d’énormes quantités de déchets et d’émissions de gaz à effet de serre.

Dans cet épisode, nous rencontrons Zena Harris, une consultante en développement durable de Vancouver qui travaille dans l’industrie du divertissement. Harris enseigne aux réalisateurs et aux membres de leurs équipes non seulement comment recycler, mais aussi, et surtout comment réduire et réutiliser. Et, selon elle, les principes de l’écologisation s’applique à toutes les productions. «N’importe quelle production, peu importe son envergure, même un petit film indépendant, peut mettre en œuvre des pratiques de production durable. Dans le cas de productions de plus grande envergure, il y a des économies d’échelle à réaliser. Mais toute production peut y arriver.»

 

Épisode 6: «The Battle for Attention: How Viacom Uses Short-Form Video»

Conclusion: La vidéo numérique vous permet distribuer votre contenu partout dans le monde et de l’adapter localement

Pour le dernier épisode de la deuxième saison, nous nous sommes entretenus avec Brendan Yam, un des vice-présidents de Viacom. Ce conglomérat médiatique est propriétaire de marques bien connues comme MTV, BET, Comedy Central, VH1, Paramount et Nickelodeon. Yam dirige Viacom Digital Studios International (VDSI), une division qui développe, adapte et distribue du contenu vidéo numérique de courte durée destiné à un public mondial. En l’espace de moins de 18 mois, VDSI a cumulé des milliards de visionnements dans 180 marchés.

Comme Yam l’explique dans cet épisode: «En numérique, ce à quoi vous vous attendez est un processus d’itération plus rapide. Nous tentons des choses qui fonctionnent ou ne fonctionnent pas, puis passons rapidement à autre chose. Donc, le modèle que nous avons créé avec VDSI est le suivant: lorsque nous avons un format à succès dans un marché, nous voulons le prendre et le distribuer partout dans le monde afin que les gens puissent recréer le format en faisant appel à du talent local.»

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