Est-il possible de produire dans un marché local des séries de qualité affichant une forte identité nationale, dans une langue autre que l’anglais, et de les rentabiliser sur le marché international? C’est la question à laquelle s’attellent les auteurs de l’étude intitulée Fictions nationales au petit écran : étude sur la performance locale et internationale des séries dramatiques dans neuf marchés télévisuels.

Les auteurs ont interviewé les principaux acteurs (associations de producteurs, institutions de soutien, diffuseurs et producteurs) des secteurs de la production dans chacun de marchés suivants : l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, Israël, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse.

Le rapport présente des études de cas détaillées de séries emblématiques des pays explorés qui fournissent un éclairage inédit sur les conditions dans lesquelles des séries dramatiques sont produites dans ces marchés nationaux.

L’étude tire plusieurs grandes conclusions, par exemple que les montants investis en développement de séries favorisent la performance domestique et internationale ou encore qu’il est difficile de déterminer s’il existe une différence notable entre l’exportation intégrale (doublage/sous-titrage) et l’exportation du concept.