The Age of Stupid: utiliser un modèle hybride d’investissement en financement participatif

Cette campagne de financement participatif pour un film documentaire a adopté un modèle hybride d’investissement (don et prêt).

  • Type de production/projet: Documentaire
  • Total des fonds amassés: 730 000 £
  • L’entreprise: Spanner Films

Fanny Armstrong et Spanner Films, dont le siège social est situé au Royaume-Uni, ont décidé de procéder au financement participatif de The Age of Stupid de façon à ce que le film puisse demeurer entièrement indépendant et conserver 100 % du pouvoir de décision en matière de création pour le film. Cela était important pour Armstrong, puisqu’elle voulait créer un film qui allait avoir un commentaire sociopolitique vigoureux et ne souhaitait pas que d’autres parties investies nuisent au projet.

La campagne a adopté un modèle hybride d’investissement, de don et de prêt. La campagne a offert deux options aux contributeurs : 1) Acheter des parts des profits, 2) Donner. La contribution des investisseurs devait être d’un minimum de 5 000 £ pour une part de 0,5 % des profits du film. Cependant, l’investissement était en fait structuré en tant que prêt à remboursement conditionnel avec des modalités de prêt claires et la clause selon laquelle les dividendes des profits seraient uniquement accordés si et lorsque le film avait amassé un certain profit. Ainsi, la campagne a contourné des difficultés juridiques liées à la vente de valeurs mobilières ou d’actions.
Pour les contributeurs qui ne pouvaient pas verser le montant minimum pour un investisseur, l’équipe du projet offrait une seconde option permettant aux contributeurs de donner le montant de leur choix. Ils ont attribué des incitatifs pour les dons dont le montant se situait dans certaines fourchettes – p. ex. une reconnaissance sur le site Web ou dans le générique du film, ou une chance de figurer dans le film.
Spanner Films a amassé 450 000 £ pour la production, 180 000 £ pour la publication au Royaume-Uni et 220 000 £ pour la publication internationale entre 2004 et 2009, montants répartis sur trois rondes de financement.

Analyse

The Age of Stupid représente une étude de cas intéressante de financement participatif indépendant à modèle unique répondant aux besoins des créateurs et des contributeurs, tout en respectant les enjeux juridiques et réglementaires au Royaume-Uni.

Il s’agit d’un excellent exemple de la façon dont une campagne peut réussir à passer par plusieurs rondes de financement pour un projet unique en définissant clairement l’objectif de financement et la façon dont il sera utilisé.
Un des facteurs de succès clé dans le cas de The Age of Stupid est le fait que le film concernait un sujet qui passionne les gens et qui leur procure un sentiment d’enthousiasme à l’idée de l’appuyer.

Cependant, la caractéristique la plus marquante du cas de The Age of Stupid est le fait que les modalités et les risques de l’investissement sont décrits de façon clairement détaillée afin que les contributeurs potentiels soient entièrement au courant de leur relation avec le projet et ses créateurs. En effet, Armstrong s’était tellement engagée envers la transparence qu’elle a particulièrement pris soin de rendre accessibles tous les renseignements liés à la production sur le site Web du film, y compris un plan de financement détaillé, un budget de production détaillé et des bilans réguliers sur le progrès, tant de ses efforts de financement que du processus de production du film en soi.

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